C'est officiel, après 33 ans d'exclusion, les homosexuels peuvent officiellement donner leur sang, MAIS ?

Le lundi 11 juillet, une date importante qui marque l'histoire de la santé, après 33 ans d'exclusion, les homosexuels peuvent officiellement faire des dons de sang. La décision d'ouvrir le don du sang aux hommes gays, annoncée par Marisol Touraine en novembre 2015 est finalement entrée en vigueur.

"Donner son sang est un acte de générosité, de citoyenneté, qui ne peut être conditionné à une orientation sexuelle. Dans le respect de la sécurité absolue des patients, c'est aujourd'hui un tabou, une discrimination qui sont levés", avait indiqué la ministre de la Santé.

4 ans qu'elle mène ce combat pour que cette loi soit votée, elle s'était engagée à revenir sur cette interdiction, conformément à la promesse faite par François Hollande avant la présidentielle. Et pari réussi !

Risque "résiduel"

Donner son sang, mais à quelle condition ?

Explications :

« À partir de lundi, le "don de sang total", la forme la plus courante où toutes les composantes du sang (cellules et plasma) sont prélevées– est donc ouvert aux hommes ayant eu des partenaires du même sexe, mais il y a une condition. Ces derniers ne devront pas avoir eu relations sexuelles depuis douze mois. Eh oui abstinence totale

"Cette décision garantit la sécurité du don du sang", avait déclaré Marisol Touraine qui voulait "rassurer les receveurs". "Le risque sera tout à fait comparable" à celui qui existe aujourd'hui » d'après le directeur général de la santé, Dr Benoit Vallet.

C'est pour une meilleure prise en charge, selon le Dr toujours : « Dans le système actuel, dix à quinze donneurs sont diagnostiqués séropositives chaque année, soit un risque "résiduel" de l'ordre de 1 pour 3.500.000 dons. Mais le dernier cas de contamination d'un receveur date d'il y a 13 ans.

Par conséquent, les hommes qui, au cours des 4 derniers mois, n'ont pas eu de relation homosexuelle ou ont eu un seul partenaire, pourront donner leur plasma (partie liquide du sang qui sert notamment en chirurgie). Celui-ci sera mis en quarantaine pendant deux mois et demi environ pour s'assurer de son innocuité.

Soit un plus dans le domaine de la santé, car selon une étude, « la fin de l'exclusion des homosexuels permettra d'avoir 21.000 donneurs supplémentaires, soit 37.000 dons de plus selon Benoit Vallet »

"La fin de l'exclusion systématique et à vie des homosexuels et bisexuels masculins des dons de sang", s'était félicité SOS homophobie, qui "regrettait" toutefois "très fortement le maintien des discriminations fondées sur l'orientation sexuelle". Mais maintenant le problème qui se pose, c'est celui de l'abstinence :
Un délai d'abstinence qui fait mouche, les gays sont-ils en mesure de renouveler ce défi ?

Une condition qui alimente les débats et fait couler beaucoup de salive, la question de l'abstinence de relations homosexuelles pendant un an avant le don fait vraiment rage « si l'Inter-LBGT était en faveur de la proposition retenue par la ministre, d'autres comme la Fédération LGBT ou SOS homophobie réclamaient un délai "de quatre mois à partir du moment où il y a eu relation multi partenariale, pour les hétéros, comme pour les homos", a expliqué à l'AFP Dominique Ganaye, porte-parole de la fédération LGBT.»

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