Des chercheurs affirment que les gens intelligents sont ceux qui boivent plus d'alcool

Portons un toast à l’intelligence ! Boire serait lié à nos performances intellectuelles si l’on en croit deux études, l’une anglaise, l’autre américaine. Plus on est intelligent, plus on boit (mais toujours avec modération évidemment) semblent-elles indiquer.

Boire de l'alcool pour le plaisir est une chose relativement récente, en termes d'évolution de l'espèce humaine. Les personnes intelligentes ont tendance à faire de nouvelles expériences, donc apprécier un verre de vin au dîner font en réalité preuve de nouveauté dans l'histoire à grande échelle. Le constat est le même de tous les côtés. Les enfants brillants et très brillants consomment plus d’alcool que ceux classés dans les catégories faibles et très faibles. Les chercheurs rappellent que cela ne dépend pas de la classe sociale, des revenus, du niveau d’éducation des parents ou de la situation maritale, il s’agirait bien de l’intelligence. L’étude britannique montre également que les sujets de la catégorie « très brillante » buvaient près de 80 % d’alcool en plus que ceux de la catégorie très faible.
Les chercheurs ont suivi 3.000 vrais jumeaux et se sont rendus compte que le premier à parler, faire des phrases complexes, lire... était bien souvent le premier à expérimenter l'alcool, puis celui de la fratrie qui buvait le plus. D'après les chercheurs, le développement verbal est relié à l'intelligence sociale, qui aide à se faire des amis. Les plus bavards des jumeaux étudiés sont donc ceux qui ont la vie sociale la plus riche et donc la plus grande probabilité de se retrouver en présence de boissons alcoolisées.
Une autre hypothèse sur la relation entre alcool et intelligence a été développée par Satoshi Kanazawa, un psychologue de l'évolution, dans Psychology Today. Selon lui, les cerveaux les plus performants s'en tirent logiquement mieux que les moins rapides, en développant des facultés spécifiques d'adaptation aux nouveaux problèmes posés par l'évolution. Or, l'alcool est un nouveau problème posé par l'évolution: il n'est produit et volontairement consommé par l'humain que depuis une dizaine de milliers d'années. Ce modèle d'apparition tardive dans l'histoire de l'humanité plaide donc pour cette thèse de relation entre l'intelligence et la consommation d'alcool.
En analysant les données d'une étude britannique, qui a suivi tous les petits Britanniques (qui sont maintenant grands) nés la même semaine de mars 1958, Kanazawa a appuyé cette théorie. Les sujets au QI le plus élevé boivent plus et plus fréquemment que les autres.

Des scientifiques de la London School of Economics se sont penchés sur les données des milliers de jeunes adultes britanniques. À 30 ans, les femmes diplômées de l'enseignement supérieur étaient 86% à admettre boire quotidiennement ou presque. Par ailleurs, les explications seraient plus de l'ordre de la socialisation que de l'intelligence. Ces femmes auraient notamment une vie sociale plus intense et une place plus importante dans des cercles traditionnellement masculins. Enfin, leur exposition fréquente à l'alcool durant leurs années d'études et une meilleure acceptation de l'usage et de l'abus d'alcool pourrait expliquer ce chiffre.

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