Un pays a disparu dans l’indifférence générale

Cela fait des années que l’effacement a lieu, que petit à petit le pays disparaît dans l’indifférence pratiquement générale, puisque celui-ci ne génère pas particulièrement de profits, n’a pas de liens diplomatiques privilégié avec une grande puissance, il n’est même pas très touristique, bien au contraire, et celui-ci a maintenant disparu des cartes, ça y est!

Mais de quel pays parlons-nous exactement? Pas du Bangladesh qui lui-même disparaît petit à petit puisque la description correspond parfaitement, mais de la Palestine qui a disparu des cartes de Google Map pour ne laisser place qu’à l’état d’Israël! L’état palestinien n’existe plus chez Google, triste et pathétique…



Suivant un article très orienté de Sputniknews:

La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.

Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est « une partie de la stratégie d’Israël pour établir son nom en tant qu’Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine ».

« Le déplacement vise également à falsifier l’histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde ».

D’après le forum, ce remplacement est « contraire à toutes les normes et conventions internationales », ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.


L’article en question de Sputniknews ne reflète pas pour autant l’opinion du blog (ni la mienne), je me contente personnellement du fait sans pousser la moindre analyse qui pourrait être considérée comme étant erronée.

Cela fait des années que le territoire palestinien réduit de taille, voilà que chez Google, il n’existe même plus…

MISE à JOUR

Il y a Quelques jours Andrew Sullivan a publié une carte plutôt déformée qui dénature l’histoire des transferts de terres de Palestiniens à contrôle juif sur le territoire d’Israël et de la Palestine. On ne sait pas qui a d’abord produit la carte, mais M. Sullivan a obtenu de Juan Cole, spécialiste du Moyen-Orient, qui aurait dû savoir mieux. Jeffrey Goldberg est fermement opposé à la carte, mais il a fait un mauvais travail pour expliquer pourquoi la carte est si confuse et tendancieuse. M. Sullivan a ensuite répondu aux objections de M. Goldberg d’une manière qui, parce que ces objections ne sont pas bien expliquées, a également manqué le point.

C’ est un grand désordre. Voici la carte en question:



M. Goldberg a fait valoir que le problème avec cette carte est qu’elle représente le territoire en 1946 sous le nom de «Palestine», ce qui implique qu’il y avait eu un Etat palestinien qui a ensuite été repris par Israël. Mais ce n’est pas tout à fait le point. Le point est que la carte ne parvient pas à distinguer entre la terre qui est détenue par les Juifs ou les Palestiniens, et la terre qui est contrôlé par des entités politiques juifs ou palestiniens.

Prendre la vaste étendue triangulaire de terre au sud de la carte. C’est le désert du Néguev. En dehors de quelques petites oasis, kibboutz et les villes, il est vide friche; il n’est pas la propriété de personne. Il représente près de la moitié du territoire d’Israël / Palestine. En 1946, la carte représente comme «la terre palestinienne ». C’est bête. En 1949, elle est en quelque sorte devenue «terre juive». C’est presque aussi stupide, si les projets d’irrigation juifs ont permis progressivement, sur une période de plusieurs décennies, de transformer une (encore si petite) partie du désert en terres agricoles arables revendiqué par les propriétaires juifs. Mais l’impression que la carte donne est que en 1947-8, les Juifs saisirent cette terre à des propriétaires palestiniens, ce qui est absurde. Ce qui est arrivé est qu’un morceau de désert vide qui avait été sous le contrôle du mandat britannique (qui il a obtenu après l’Empire ottoman effondré) a été attribué à l’Etat juif. Ceci est une question de contrôle politique, et non pas de propriété des terres.

…/…

L’économist conclue : cette carte particulière confond et déforme la question, et semble clairement conçu à des fins de propagande.

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